09 septembre, 2007

La communication en marche toute !

Depuis qu'il a été élu, notre cher président tient à se montrer dès qu'un évènement quelconque vient lui disputer la une de l'actualité. Et ce aussi bien en économie, en politique ou même s'il s'agit d'un fait divers.
Le ridicule a été quand même atteint lors de ces fameuses vacances à Wolfeboro où il a, durant la même période, demandé à ce que les médias le laissent profiter de ses vacances en famille et où il a tenu, quasiment quotidiennement un point presse. Il a même fait un aller-retour express pour assister aux funérailles de Mgr Lustiger.
Tout cela juste pour donner une impression de président jeune, dynamique et qui s'implique dans toutes les questions (plus ou moins grandes) que doit affronter la population. Et, le pire, c'est que ça marche ! Mais pour combien de temps ?
La question mérite d'être posée, étant donné que même s'il se montre autant présent à la une des médias, il n'en résout pas pour autant les questions qu'il pose à l'infini. C'est même totalement navrant lorsqu'on voit que dans des domaines qu'il est censé maîtriser (en tant qu' avocat), il se permet de faire des propositions dont il sait que le Conseil Constitutionnel ne validera pas. Il n'y a qu'à voir ce qui s'est passé avec les fameux intérêts d'emprunts immobiliers. Tout juriste ou apprenti juriste apprend dès la première année de droit quelle importance revêt le principe de non rétroactivité de la loi fût-elle fiscale. Et je parie qu'il en sera de même en ce qui concerne sa proposition de déferrer devant la justice pénale des personnes déclarées irresponsables (les fous dit-on vulgairement).
Mais bon, cela va continuer tant que la majorité de la population ne se rendra pas compte que ce n'est que de la poudre aux yeux. En attendant, des questions importantes comme celles de la santé, des retraites, de l'éducation, de la politique étrangère sont mises de côté ou font l'objet d'un superbe habillage de façade.
Mais attention plus beau est le rêve et plus dur sera le réveil.

1 commentaire:

alain a dit…

pour répondre à ta question, je dirais qu'il exploite la stratégie populiste qui consiste à se poser en victime d'institutions archaïques et figées qui l'empêchent d'avancer; il a bien perçu le dégout qu'inspirent les politiques dans l'opinion publique, et pour le moment il se contente de brosser dans le sens du poil; ce que tout politicien avisé renonce à faire, lui il le fait; et ça marche car il arrive à un moment où les gens sont dans la spirale du "tous pourris"; sa stratégie devient simple, occuper la scène pour couper l'herbe sous les pieds des autres politiques, rompre avec leur discours, promettre à tout va; des promesses qu'il ne tiendra pas, mais tant que les institutions seront telles qu'elles sont, elles lui serviront d'alibi pour justifier ses échec: "je n'ai pas pu le faire car le système m'en a empêché"; pour la baisse des impôts, la satisfaction a été générale dans un premier temps, puis le dernier tiers a remis les choses à leur place, la baisse n'était que forfaitaire; ce qui en reste dans l'esprit de beaucoup, c'est que la baisse des impôts, c'est lui, mais que le réajustement, il vient de bercy; une pirouette et il s'en sort indemne. Pour les intérêts sur les crédits, pareil: il promet une déduction à effet rétro active, mais c'est une institution qui vient le contrer; dans l'esprit de certains, sa responsabilité n'est pas engagée; ces échecs et l'explication qu'il en donnera lui serviront pour pouvoir enfin se tailler une institution sur mesure, car c'est un ambitieux; ce qui manque à la compréhension des gens, c'est une explication claire du fait que ces échecs étaient prévisibles et inévitables, mais cette explication pour atteindre les masses, doit être relayée par les médias, et tous les grands groupes de médias sont plus ou moins tenus par des proches, des amis, des relations...il n'est d'ailleurs pas anodin de constater l'effort qui va être fait pour essayer de contrôler ce qui circule sur les blogs; attention bibou, tu vas te voir classer "subversif" ^_-